Oisillon tombé du nid : que faire ?

Publié le par Groupe LPO 31

A cette période de l’année, vous êtes nombreux à nous contacter après avoir trouvé un oisillon tombé du nid ou un oiseau blessé, souvent un juvénile capturé par le chat de la maison ou du quartier.

Sur le site de la LPO, vous pouvez consulter le guide « secourir un oiseau en détresse ».

Mais dans l’urgence, que faire ?

L’oisillon « tombé du nid » : attention, ramasser un jeune oiseau n’est pas forcément lui rendre service, même si le geste est paré d’une bonne intention.

S’il s’agit d’un oisillon peu ou pas emplumé et que le nid est accessible, remettez le dedans au plus vite.

Un oisillon nu et sans plumes, les yeux fermés, doit être nourri toutes les 15 à 30 minutes, du lever au coucher du soleil : s'occuper d'un oisillon nu, "rose", est contraignant et les chances d’amener l’oiseau vers l’autonomie sont minces.

Face à un oisillon bien emplumé trouvé au sol, premier réflexe : prenez quelques instants pour observer ! Est-il vraiment en danger ? Prenez un peu de recul car votre présence empêche peut être les parents de s’approcher.

Pinson des arbres (Fringilla coelebs) - Crédit photo : Geffroy – source  www.lpo.fr

Pinson des arbres (Fringilla coelebs) - Crédit photo : Geffroy – source www.lpo.fr

Certains oiseaux, comme les chouettes par exemple, finissent de grandir au sol. D’autres quittent leurs nids pour suivre leurs parents et ne sont pas forcément « perdus » (merles, grives).

Si l’oiseau n’est pas manifestement en danger, le mieux est… de le laisser ! Les parents ne sont pas loin et sont les mieux à même de faire son apprentissage. Pour les juvéniles, il est normal de ne pas encore bien maitriser le vol : le fait de sautiller, voleter parfois maladroitement ne signifie pas forcément qu’il y a blessure. A l’inverse si l’oiseau semble boiter ou a une aile pendante, ce n’est pas « normal ».

Si le jeune téméraire vous semble menacé (route, présence de chat…), essayez de le mettre en sureté sur une branche, un buisson, dans une haie à proximité de l’endroit où vous l’avez trouvé.

La plupart des oisillons sauvages sont intégralement protégés par la loi et leur détention est interdite : recueillir l’oisillon doit rester un geste de première nécessité, pour tenter de lui sauver la vie.

Si cela s’avère nécessaire, approchez doucement de l’oiseau pour l’attraper calmement (par mesure d’hygiène, pensez à porter des gants).

Placez-le au calme dans un carton percé de petits trous (pour qu’il puisse respirer) et dans une pièce tempérée : il faut éviter d’exhiber l’animal car ce stress supplémentaire peut aggraver son état.

Ne lui donnez ni à manger ni à boire. Vous risqueriez de l’étouffer ou de lui donner une nourriture inadaptée.

Ensuite, contactez au plus vite un centre de sauvegarde habilité pour accueillir les oiseaux ou la LPO qui vous conseillera au 05 46 82 12 34.

Vous pouvez contacter la direction départementale de l'Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) au 05 62 20 75 55 ou l'Union des Centres de Sauvegarde de la Faune Sauvage (UFCS) au 03 86 97 86 62.

L’école vétérinaire de Toulouse a un service dédié à la faune sauvage et peut être jointe au 05 61 19 38 62.

La LPO a un réseau de 7 centres de sauvegarde, dont 2 en Occitanie dans les départements du Tarn et de l’Hérault : ces structures d’accueil et de soins à la faune sauvage fonctionnent notamment grâce aux dons.

 

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