Le Rougegorge familier

Publié le par Groupe LPO 31

Il est là depuis quelques temps, toujours aussi facétieux, parfois distant, fier de lui, craintif mais pas farouche, souvent familier. C’est le Rougegorge familier, autrement dit : Erithacus rubecula.

Le Rougegorge familier

Il nous arrive du nord de l’Europe et vient renforcer les populations plus méridionales (comme le fait également le Merle noir), qui souvent sont sédentaires. Il sera présent quelques mois, le temps de prendre quelques grammes et de passer l’hiver dans des contrées plus clémentes.

Le peuple des Rougegorges va attendre patiemment décembre pour commencer à former des couples. C’est la femelle qui rejoint le mâle sur son territoire. Aire privée que le mâle va défendre ardemment contre toute intrusion. Il suffit souvent au mâle de bomber le torse et de monter son plastron orangé pour signaler sa présence. Mais parfois ce type d’intimidation ne suffit pas, alors la guerre est déclarée et les Rougegorges sont capables de se battre jusqu’à la mort. C’est surtout un impératif de nourriture, il faut nourrir sa famille, souvent nombreuse et la femelle. La nidification a lieu d’avril à août et il peut y avoir jusqu’à 3 couvaisons de 4 à 7 œufs (blancs tachetés de brun), avec une durée d’incubation de 13 jours en moyenne.

Le Rougegorge construit un nid hémisphérique à base de mousse, d'herbe et de feuilles sèches, garni de duvet, de plumes et de crins. Le nid du Rougegorge est souvent parasité par le Coucou gris. Si l’on veut au jardin l’aider en lui proposant un nichoir, il faut que celui-ci possède une grande ouverture. Le rouge gorge a un régime alimentaire qui est composé surtout des invertébrés vivant par terre (insectes, notamment des coléoptères, escargots, vers, araignées). De l'automne au début du printemps, il consomme aussi beaucoup de baies et autres petits fruits. En hiver, si besoin se fait sentir, ou peut lui fournir de petites graines, de noix, d'avoine, le pudding pour oiseaux. Mais il adore également le beurre et la margarine.

On entend souvent dire et cela montre bien l’intérêt que portent les jardiniers et ornithologues amateurs à cet oiseau : "Ah !, mon Rougegorge est revenu au jardin". Sans vouloir décevoir ces élans du cœur, il faut savoir que ce n’est pas en principe le même oiseau qui fréquente notre jardin chaque année. En effet, le Rougegorge vit rarement plus de trois ans (record en liberté : 11 ans) et il semble qu’au moins 70% des individus ne passent pas la première année. D’autant plus que cet oiseau est un « sanguin », son cœur bat à plus de 1000 pulsations par minute.

MB

SOURCES : Forum ornithomédia.com - pour la durée de vie.

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