La Vipère aspic

Publié le par Groupe LPO 31

Depuis longtemps, la vipère est considérée comme une des représentations du diable par la bible et donc la diablesse de nos campagnes.

Vipère aspic photographiée à Arbas, 31 - copyright Gwenaël Pédron

Vipère aspic photographiée à Arbas, 31 - copyright Gwenaël Pédron

Sachez que durant les promenades que vous faites, il y a un reptile tapis dans les hautes herbes, discret et attentif. Cette diablesse fait incontestablement partie de la chaîne alimentaire et contribue ainsi à l'équilibre des biotopes qu'elle fréquente. A l'âge adulte, elle se nourrit principalement de micro-mammifères : campagnols, mulots, souris et musaraignes, etc. Jeune, elle consomme plutôt des petits lézards.

La Vipère aspic (Vipera aspis) fréquente toutes sortes de milieux, des plus humides, aux plus secs, pourvu qu’ils soient suffisamment ensoleillés. Dans les Pyrénées on peut l'observer jusqu’à 2800 mètres.

Il faut savoir, contraiment à de nombreuses idées reçues, que les vipères provoquent peu de morsures mortelles en France. En moyenne, un seul décès par an est à déplorer dans l'héxagone. Nous n'en dirons pas autant au sujet des voitures ou encore de la cigarette par exemple. Mais là n'est pas le sujet. Les préjugés qui entourent la vipère aspic, comme la plupart des serpents, contribuent malheureusement à la menacer. Et pourtant l'ensemble des espèces de reptiles est protégé.

La destruction directe, bien que totalement illégale, n'est pas la principale menace. Il s'agit surtout de la régression et de la fragmentation des milieux naturels (urbanisation...) dont dépendent les serpents, sans oublier l'assèchement des zones humides, les rejets de polluants, l'introduction d'espèces exotiques dans le milieu naturel, etc.

Si des serpents et autres reptiles fréquentent votre jardin, le parc ou le champ près de chez vous, sachez que c'est une chance ou plutôt une richesse pour le biotope.

A votre échelle vous pouvez contribuer à leur protection en sensibilisant les gens autour de vous, vos voisins, vos proches. C'est avec les petits ruisseaux que l'on fait les grandes rivières...

Vipère aspic photographiée à Arbas, 31 - copyright Gwenaël Pédron

Vipère aspic photographiée à Arbas, 31 - copyright Gwenaël Pédron

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